Une fuite. Voilà la vie de Peter, six ans. Il nous raconte les déménagements, son envie d’aller à l’école, les faux prénoms qu’il donne aux gens, les départs soudains au moindre doute, au moindre risque. Cette fuite, cette vie cachée que son père transforme en une existence lumineuse à travers l’obscurité des bas-fonds. Mais que fuient-ils ainsi ?
En guise de réponse, chaque soir, son père lui raconte l’histoire d’un roi et d’un prince qui parcourent le monde à la recherche de la reine blanche, pour la tuer.
Foutue vie quand on aimerait avoir une maison, quand les baby-sitters sont des danseuses de Peep-show, quand il faut tout quitter en laissant le peu que l’on a derrière soi. Et pourtant, l’amour d’un père et surtout ce carnet de dessin que l’on emporte partout avec soi.
Jonas T. Bengtsson signe ici un roman puissant, rythmé et noir. Mais, comme toujours dans ses livres, cette noirceur ne fait que sublimer la tendresse et ce parfum de liberté sans lesquels il n’y a pas d’amour.
