On ne présente plus John Irving : cette écriture baroque, ces digressions entortillées, ces flashbacks désordonnés, son humour tantôt burlesque, tantôt absurde, parfois triste, ces fresques humaines et historiques. Une fois encore, il nous emmène à travers les États-Unis, évoque des voyages sur le Vieux Continent et raconte une épopée littéraire, tout en parcourant le XXe siècle et le début du suivant.
William Francis Dean, qui deviendra Abbott, 70 ans, fait le récit de sa vie mais aussi celui de deux voire trois générations. En racontant son histoire, celle d’un homme attiré par les deux sexes mais aussi par le transgenre dès l’adolescence, il raconte l’histoire de celles et ceux qui ont vécu durant ces années et, parfois, survécu jusqu’à aujourd’hui.
Plus qu’une ode à la tolérance sexuelle et à l’ouverture d’esprit, Irving écrit là un roman universel, dans lequel chacun peut se retrouver, sans honte et fier de ses différences.
