Jörg est un ancien terroriste de la RAF. Après plus de vingt ans passés derrière les barreaux, sa demande de grâce va être officiellement et publiquement acceptée. Pour ses premières heures en liberté, sa sour Christiane vient le chercher ; elle lui a préparé un week-end tranquille à la campagne avec d’anciens compagnons de route. Mais ce week-end est difficile à vivre pour tout le monde, tant les questions de responsabilité, de culpabilité et de pardon sont dans toutes les têtes.
A l’époque, tous avaient sympathisé avec les idées révolutionnaires, mais aujourd’hui ils sont bien ancrés dans la vie » bourgeoise « . Ils viennent pour satisfaire leur curiosité, pour des raisons de nostalgie, pour aider leur compagnon à reconstruire une vie.
La fête de bienvenue tourne bien vite à la discussion politique, aux accusations et justifications, du passé aussi bien que du présent. Chacun cherche sa place, mais le choc de leurs biographies, de leurs rêves, et parfois de leurs mensonges, engendre plus de questions que de réponses. L’amitié passe-t-elle avant tout jugement moral ? Le regret et le pardon sont-ils souhaitables, possibles, suffisants ?
Tout au long de Week-end, Bernhard Schlink évoque les plaies difficiles à cicatriser, les feux mal éteints, les questions restées en suspens. Il nous fait habilement partager l’intensité de la confrontation. Jusqu’au dénouement.

