C’est l’histoire d’un écrivain espagnol parti quelques années enseigner dans une université américaine, au début de sa carrière. Le personnage ressemble beaucoup à Cercas et le roman pourrait être une autobiographie. Mais ce n’est pas si simple…
Notre écrivain fictif se lie d’amitié avec un de ses collègues, Rodney, un homme taciturne et solitaire. Puis au fil du récit, leur amitié se tisse de discussions littéraires et de bières à la sortie de l’université. Un jour, Rodney disparaît. Et cela va nous faire entrer dans la couche la plus profonde de ce roman envoûtant. L’Espagnol partira à la recherche de son ami et apprendra qui il est en réalité, un vétéran du Vietnam hanté et rattrapé par des souvenirs inracontables.
À la vitesse de la lumière, un romancier débutant peut s’enivrer d’un succès littéraire soudain, à la même vitesse un homme peut abuser de son pouvoir et se perdre pour toujours dans l’horreur de la guerre. Javier Cercas nous emporte et ne nous lâche qu’à la dernière ligne, pour nous laisser secoués et bluffés par son grand art.

