1975, sur fond de guerre civile à la veille de l’Indépendance, la capitale de l’Angola est traversée d’agitation et de violences.
Le nouveau roman de José Eduardo Agualusa, baroque et généreux, nous raconte une tranche de la vie de Ludovica, qui décide de s’emmurer dans son appartement, cédant à l’angoisse que le monde extérieur suscite en elle. Elle y restera 28 ans, avec son chien baptisé Fantôme, à brûler les meubles et le plancher pour se chauffer, à cultiver un potager de fortune sur son balcon, à attraper des poules dans le balcon de l’étage du dessous pour les cuisiner…
Une fois n’est pas coutume, l’auteur est parti d’un fait divers pour construire son livre, il y glisse même des extraits du journal de Ludovica Fernandes Mano, donnant une intensité toute particulière au récit. Et comme toujours, il nous emmène dans des volutes romanesques pour conter la force magique et mystérieuse de sa ville, Luanda.

