« Une Pécheresse, voilà ce qu’elle était. Cette pensée planait comme une ombre sur Elspeth Howell […] » Ainsi s’ouvre le premier roman de James Scott, sur cette mère qui rentre chez elle en l’hiver froid de 1897 au nord de l’État de New York.
Après plusieurs mois à travailler dans les villes comme sage-femme, la voilà qui rentre au foyer, au fond d’une vallée perdue, pour ramener à sa famille de quoi vivre. Et au fond de cette vallée, loin du reste du monde, elle découvre les corps ensanglantés de son mari et de ses enfants gisants dans la neige.
Roman à l’écriture saisissante, bouleversant dans sa façon d’interroger la filiation, Retour à Watersbridge marque l’arrivée d’un écrivain loin des clichés et des fins attendues, avec lequel il faudra désormais compter.

