Il y a du Jack London, du Melville, du Conrad dans l’écriture forte et rythmée de Catherine Poulain, dans les embruns qui vous giflent le visage, dans les corps qui souffrent et le combat pour trouver sa liberté, sa façon d’être en vie pleinement.
Le grand marin nous raconte la vie de Lili, petite Française qui étouffe dans sa misère provinciale et qui part pour le bout du monde, l’Alaska, pour y devenir marin pêcheur, s’asseoir au bord du monde, balancer ses jambes dans le vide et sauter, s’envoler. Car comme elle dit : « Ça me rend folle quand on m’oblige à rester dans un lit, une maison, ça me rend mauvaise. Être une petite femelle, c’est pas pour moi. Je veux qu’on me laisse courir. »

