À première vue, dessin politique et dessin poétique – ici limité à l’art du paysage – semblent deux langages inconciliables. Or, à les confronter, des correspondances insoupçonnées se font jour : de féroces satiristes ne se privent pas de dessiner amoureusement la nature, tandis que de doux paysagistes s’en prennent avec virulence à l’ordre établi.
Des fils invisibles se tissent et se défont : Siné interpelle Goya, Tomi Ungerer répond à Alberto Giacometti, Jean-Baptiste Camille Corot provoque Mix et Remix, Ferdinand Hodler s’adresse à Paul Klee, Martial Leiter se confie à Käthe Kollwitz.
Le langage du dessin n’a pas de limite.

