22/11/63… c’est un peu l’équivalent du 11 septembre pour les babyboomers !
Stephen King en sait quelque chose, car il avait seize ans à l’époque de l’assassinat de John F. Kennedy à Dallas, Texas.
Mais de quoi s’agit-il dans ce roman ? Rien moins que de la possibilité de réécrire l’histoire, offerte au premier quidam venu, en l’occurrence Jake Epping obscur professeur de collège, à qui échoit la lourde tâche, sous le pseudo de George Amberson (merci, Orson Welles) de sauver peut-être la vie de JFK ! Uchronie, mon beau souci…
Mais le passé quand on s’y introduit par effraction sait se montrer têtu, et le bien peut se révéler pire que le mal.
Ce roman s’avère un redoutable page-turner, difficile en effet de le reposer une fois commencé. On retrouve ici l’addiction que provoquent les meilleures séries. Et en prime d’une veine plus politique et sérieuse, l’auteur, en conteur remarquable qu’il est, aligne sur fond d’« americana sixties » une galerie de portraits inoubliables et surtout une magnifique histoire d’amour.
Oui, Stephen King est un auteur majeur. Qu’on se le dise !
