On ne lâche plus ce roman de plus de 700 pages. Attention nuits blanches garanties
avec cette immersion sans appel dans les guerres auxquelles se livrent les cartels mexicains de la drogue, vendetta d’une violence inouïe. Plongée également dans leurs implications au niveau de l’État, de toute l’échelle sociale, des États-Unis et au-delà encore, mondialisation oblige.
S’appuyant sur une riche documentation et choisissant de multiplier les personnages et leurs points de vue, Winslow dresse des portraits, émouvants, pitoyables, terrifiants, héroïques aussi, qui forment ainsi une fresque romanesque saisissante dans laquelle les héros ne sont pas forcément ceux que l’on croit et où la frontière entre le bien et le mal fluctue.
Fascinant et magistral.

