Le Catalan Jaume Cabré s’y entend comme personne pour mêler les destins, les époques, les petites et la grande histoire.
Confiteor, c’est la confession d’un homme, Adrià Ardèvol y Bosch, à l’amour de sa vie, Sara. Sa mémoire commence à être défaillante, et il évoque avant qu’il ne soit trop tard son histoire, celle de sa famille, celle aussi d’un violon exceptionnel dont le destin ponctue ses confessions. Le roman parcourt ainsi une grande partie du XXe siècle bien sûr, avec le franquisme et le nazisme en arrière-fond, mais aussi l’Inquisition, en un dialogue polyphonique sur le mal. Ce grand roman au souffle puissant, aux nombreux et sinueux chemins, est également splendide dans sa forme, entremêlant les strates du temps avec une habileté diabolique.
Que tous ceux qui croient aux grandeurs du roman se précipitent sur ce livre qui sollicite l’attention du lecteur tout en lui offrant un immense plaisir de lecture, par la richesse de ses multiples echos.

