Qui sommes-nous ? Pour la plupart y répondre serait un jeu d’enfant, mais où nous situons-nous lorsque l’enfance n’a pas laissé de traces ? Sayaka le sait bien puisqu’elle n’en sait rien. Elle s’est construite seule, laissant naître en elle un vide. Mais au décès de son père, ce besoin irrépressible de reconquérir sa mémoire devient une obsession.
Avec un ton neutre et retenu, Higashino nous entraîne dans le dédale de cette mémoire, et de sa plume froide et subtile c’est tout l’art d’une voix japonaise qui parle. Au travers des silences s’exprime la vérité. Une vérité lugubre, mais fascinante.

