Un titre ironique ? On pourrait le croire à la lecture des premiers chapitres, où l’alternance des points de vue souligne le délitement de la famille Judd, autrefois unie mais désormais dispersée.
Juliet, l’aînée des trois enfants, fille prodigue emprisonnée durant deux ans aux États-Unis, revient dans le petit village de Cornouailles où se sont retirés ses parents. À la veille de son retour, tous s’interrogent sur eux-mêmes et sur les liens qui les unissent encore. Il y a Charles Judd, le père, expert-comptable en préretraite forcée ; Daphné, la mère, que les expérimentations culinaires et les activités paroissiales aident à oublier ses multiples désenchantements ; Charlie, le frère sur le point de devenir père, qui se demande si sa compagne est bien la femme de sa vie ; Sophie, la sœur, confrontée à des problèmes d’addiction. Et évidemment Juliet elle-même, qui essaie de retrouver une place dans le monde.
De cette famille de la classe moyenne britannique en pleine tourmente, Justin Cartwright brosse un portrait aussi cruel que divertissant…
