En 1799, Dejima, près de Nagasaki, est un port d’attache de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales, alors toute proche du dépôt de bilan.
Jacob de Zoet (personnage librement inspiré de Hendrik Doeff, auteur d’un des premiers dictionnaires hollandais-japonais) est chargé de redresser les finances et de lutter contre la corruption qui y règne.
Fasciné par le monde qu’il entrevoit, il tombe amoureux à la fois du Japon et d’une sage-femme japonaise, Orito, qui travaille avec un médecin libre-penseur, Marinus. Mais tout se précipite, Orito est enlevée puis emprisonnée dans un temple par l’inquiétant abbé Enomoto. Aidé par son interprète, Uzaemon, lui aussi amoureux de la jeune femme, Jacob va tenter de la faire libérer.
David Mitchell revisite avec brio le genre du roman d’aventure, dans une passionnante confrontation des mondes et des consciences, mêlant intrigues personnelles et restitution historique d’une époque où les puissances occidentales, les Pays-Bas déclinants et bientôt l’Angleterre, cherchent à imposer leur puissance marchande à un Japon alors totalement replié sur lui-même.
