Après la saga médiévale consacrée au templier suédois Arn, voici la suite, qu’on peut lire sans avoir lu les trois premiers volumes qui décrivent le Moyen Age et le temps des Croisades d’une manière critique et novatrice.
Dans ce quatrième volume, Jan Guillou nous raconte dans son langage imagé et volontairement vieillot la vie du fondateur de la Suède contemporaine, Birger Jarl, petit-fils d’Arn.
«Dans le récit qu’il fit, en l’an de grâce 1275, des événements que nous allons rapporter, le moine Thibaud dit que le peuple les subdivisa en quatre périodes. D’abord vint le temps des veuves. Puis ce fut le temps des barbons, époque du règne chaotique d’un roi faible, suivi par le temps des malfaiteurs, riche en incendies, larmes et grincements de dents. Finalement advint le temps du jarl – du roi. Pour le peuple, le temps des veuves fut le plus clair et le meilleur. Pour le royaume, en revanche, c’est celui du jarl qui fut décisif.»
Ces temps rythment le roman pour l’amener lentement vers la fin d’un monde – et le début de la Suède moderne.
