«Candide» au sexe incertain et à l’extérieur ingrat, pour ne pas dire laid, le petit Jojo est rejeté par tous. Maltraité, mal aimé, il avance dans la vie, ne s’attendant à rien, depuis la tristesse de la campagne est-allemande (où il est né en 1966) jusqu’à Paris devenu parc d’attraction pour touristes (où elle mourra en 2030). Chanteur hors pair, il traverse le pire des mondes possibles avec une naïveté qui fait sourire.
L’écrivaine Sibylle Berg a créé un personnage inoubliable dont l’humanité est sans cesse mise à rude épreuve. Merci bien pour la vie est un roman grinçant, pessimiste, cruel et tendre à la fois – la réponse picaresque de Sibylle Berg aux égarements de notre époque. Une sorte de Pierre-Crignasse pour les adultes.

