«On ne peut plus s’appuyer sur l’enseignement des religions, mais il est possible de faire confiance à notre instinct spirituel le plus profond.» Fabrice Midal, philosophe et chargé de cours à l’université Paris-VIII, se dit bouddhiste laïque, à l’occidentale. Il nous convie à inventer une spiritualité hors des carcans religieux, avec une dimension éthique. Dans un monde où tout s’uniformise et où les repères tentent à disparaître, le philosophe nous propose de donner toute leur importance à l’art et à la poésie, et fait souvent référence à Rilke, Ginsberg, Cézanne et Nietzsche. Il nous faut comme eux sortir des sentiers battus et utiliser la spiritualité ni comme consolation ou moyen d’éviter la souffrance, ni comme refuge ou enfermement égoïste dans une tour d’ivoire, mais comme un moyen d’affronter la réalité avec une conscience avertie «Si la parole du Bouddha est vraie, autant l’oublier pour la redécouvrir chaque fois au vif de l’expérience. Ne jamais suivre ou céder, rester indomptable, aimer, et risquer la liberté !»

