Elias White est un jeune professeur d’histoire arriviste et opportuniste, à la recherche du » coup « , de l’article iconoclaste et brillant qui assurerait sa célébrité.
Phil Dixon, lui, n’en est pas à son premier coup. Braqueur de banque récidiviste, aujourd’hui blessé et en cavale, criminel plus
intelligent que la moyenne, il porte un regard fin et sans concession sur sa vie et la société qui l’entoure.
Quant à Denise Lupo, agent de police, écœurée par le machisme et l’imbécillité ambiants au FBI, elle se verrait bien à la retraite anticipée.
Quand leurs destins se croisent, quand Dixon force White à le cacher, et que Lupo n’est pas loin de retrouver sa trace, cela ressemble à un polar.
Mais Iain Levison nous propose autre chose : un conte moral sans morale, un roman acide et plaisant. Après l’épatant Un petit boulot (qui vient de paraître en poche), l’écrivain écossais confirme son talent en une prose agréable et fluide, et décoche ses traits empoisonnés, sans avoir l’air d’y toucher.
Un délice.

